Journalistes en danger.

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Journalistes en danger.

Message par Mathilde le Mar Fév 18 2014, 14:13

Journalistes en danger.

RDCongo: Paris condamne l'assassinat d'un journaliste congolais dans le Nord-Kivu -



PARIS, 17 février 2014 (AFP) - La France a condamné lundi l'assassinat d'un journaliste congolais dans une embuscade dans le Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, et rappelé son attachement à la liberté de la presse.

"La France condamne l'assassinat du journaliste congolais Germain Kennedy Muliwavyo, le 15 février, lors d'une embuscade dans le Nord-Kivu, alors qu'il couvrait les opérations des forces armées congolaises contre le groupe armé de rebelles ougandais ADF-Nalu", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal.

Germain Kennedy Muliwavyo, de la Radio Télé Muunganon, qui suivait l'offensive de l'armée contre les rebelles ougandais est mort dimanche après avoir été blessé avec deux de ses collègues dans une embuscade. Il a été atteint par des balles à la tête, selon le gouvernement congolais. Ses deux confrères sont hors de danger.

"La protection des journalistes, y compris en zone de conflits, constitue une priorité de notre action diplomatique. Il est essentiel que les journalistes puissent exercer leur métier librement et en toute sécurité", a ajouté le porte-parole.
"La France soutient la poursuite des opérations militaires contre tous les groupes armés en République démocratique du Congo, afin de restaurer l'autorité de l'Etat et de garantir durablement la sécurité des populations civiles", a-t-il poursuivi.

Soutenu par la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), Kinshasa a lancé mi-janvier une vaste offensive militaire contre les rebelles ADF-Nalu. Présents depuis 1995 dans le nord-est du Nord-Kivu, les combattants de ce mouvement opposé au régime du président ougandais Yoweri Museveni sont accusés de nombreuses atrocités et violations des droits de l'homme.

cr/prh/jlb


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Re: Journalistes en danger.

Message par Mathilde le Mer Fév 19 2014, 03:43

Aux Fantômas accrédités de Kingakati: La liberté de la presse en RDC au cœur d'un Forum-débat à Paris, le 27 mars 2014


Par Freddy Mulongo, mardi 18 février 2014 à 18:22 :: Radio Réveil FM International :: #4504 :: rss

Des Fantômas accrédités de Kingakati, obscurantistes et zombies du net tapissent l'internet pour défendre le régime odieux, glouton en assassinat, sanguinaire, anti-peuple et autocratique d'alias Joseph kabila. A Paris, c'est à visage découvert bravant la terreur qui sévit actuellement au Congo-démocratique dans le chef des journalistes congolais dont la majorité est transformé en thuriféraires et coupagistes du régime...sous l'initiative du collectif des journalistes congolais en France et de l'espace Schengen, Roger Bongos "Afrique Rédaction", Doyen Lilo Miango " Magazine Ngambo Na Ngambo" et Freddy Mulongo "Réveil FM International" se tient le 27 mars prochain, au Press Club: La première édition du Forum International pour la Liberté de la Presse (FILP) en sigle, sur le thème: "Liberté de la presse et droits de l'homme, cas de la République démocratique du Congo", organisé en partenariat avec les Ong des droits de l'homme et Reporters sans frontières (RSF), qui vient de publier un nouveau rapport de 2014 sur la liberté de la presse dans le monde.



En République démocratique du Congo, pour tuer l'information, on assassine les professionnels des médias ! Que sont devenus les assassins et commanditaires de la mort de nos confrères: Franck Kangundu Ngyke (La Référence Plus) et son épouse Helène Mpaka, Louis Bampuwa wa Mulamba (Jeune Afrique Economie), Didace Namujimbo et Serge Maheshe (Radio Okapi), Mutombo Kayilu, le technicien du Renatelsat, tué au poignard le 29 mars 2006 au Katanga (Sud-est), Patrick Kikiku Wilungula, 35 ans, tué en août 2007 d'une balle au quartier Katoyi, au nord-ouest de Goma. Photographe collaborait à plusieurs journaux, notamment L'Hebdo de l'Est paraissant à Kinshasa dont en tant que photojournaliste et reporter indépendant. Il travaillait aussi pour l'agence congolaise de presse (ACP).


Les scénarios sont les mêmes: tous les journalistes congolais sont tués la nuit, à proximité de leur domicile, on retrouve sur eux l'argent mais leur appareils téléphoniques...Et après on arrête des "innocents" que l'on présente comme des assassins. On organise une mascarade de procès souvent dans un auditorat militaire, il arrive parfois que les présumés assassins se rebiffent, pendant ce temps les vrais commanditaires courent toujours et jouissent de l'impunité.


La liberté de la presse est-elle existante en République démocratique du Congo ? Peut-on vraiment parler du pluralisme médiatique en RDC où la majorité des médias appartient aux barons et apparatchiks du régime ? Si alias Joseph Kabila a ses médias (Digital Congo, Télé 50), Adolphe Muzito, ancien Premier ministre devenu le "Crésus Congolais" (Radio et TVS), Modeste Mutinga Mutuishayi, l'ancien président de l'étouffeur des libertés, la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) et Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila (Radio 7 et Télé 7)...Et même le Vuvuzélateur national Lambert Mende Omalanga, qui a pris en otage la Radio Télévision National Congolaise (RTNC), média public transformé en média de propagande du pouvoir, a sa propre radio à Lodja dans le Kasaï Oriental.

Leur "profession" ne consiste pas seulement à nous ramener les informations. Leur travail – de par sa nature risqué, parfois dangereux, toujours direct et franc – va au-delà des titres et de leurs articles qui deviennent en soi des notices nécrologiques involontaires. Leur travail repose sur une croyance en un principe sur lequel est basée la démocratie et qui est palpable dans chaque article, chaque photo ou chaque émission. Et c’est à ce principe que nous adhérons fièrement. C’est sur ce principe que repose notre métier et au nom duquel le journalisme se développe.


Une presse libre permet de sauvegarder le droit à la liberté d'expression de millions de personnes à travers le monde, mais pour plusieurs milliards de personnes ce droit fondamental est bafoué et leurs voix sont souvent réduites au silence notamment en République démocratique du Congo.

Imaginez un monde sans droit d'informer, de rendre compte, d'enquêter, de contester ou d'exprimer une opinion. Un monde où les ténèbres s'insinuent dans tous les coins et les recoins de la vie, où la vérité est frappée d'anathème et où le pouvoir de la connaissance est tout simplement inconnu.




Imaginez ce monde sans liberté d'expression et sans personne pratiquement pour la défendre. Un monde où l'impunité règne pour des crimes innommables dont des millions de gens sont victimes. Des actes odieux qui réduisent au silence les détracteurs et sèment la peur et la violence arbitrairement. Des délits contre lesquels les gouvernements ne veulent rien entreprendre, où la loi et l'ordre deviennent négociables et où la justice fait place à une spirale de répression cauchemardesque.

Un monde où les hommes et les femmes sont bannis de leurs foyers et considérés comme les ennemis de l'État à la construction desquels ils avaient consacré leur vie.


Un monde où la corruption touche les autorités, celles-là même qui sont censées protéger. Un monde où votre voix n'est pas entendue, votre opinion rejetée et votre intérêt bafoué. Un monde où ceux qui défendent la vérité, informent et dénoncent la tyrannie sont pourchassés, emprisonnés, torturés et réduits au silence. Un monde où la peur des représailles est omniprésente, au détour de chaque mot et de chaque ligne, où l'autocensure est la seule règle.

Un monde qui qualifie volontiers la presse indépendante de fléau à éradiquer, où la pauvreté, la guerre, le viol, la corruption, la traite d'êtres humains, l'esclavage et le génocide sont monnaie courante, mais n'ont pas le droit d'être couverts. C'est ça la République démocratique du Congo !


Le 23 janvier dernier, John Numbi l'ex-Inspecteur de la police nationale congolaise a été interpellé dans sa ferme de Lubumbashi au Katanga par l'Agence National des Renseignements (ANR), la Gestapo d'alias Joseph Kabila. Quelques heures après John Numbi alors qu'il est énormément cité dans l'assassinat de Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme au Congo et de Fidèle Bazana, l'ancien Inspecteur de la police a été relâché et a pu traverser la frontière pour se réfugier en Afrique du Sud. L'impunité qui est érigé en mode de fonctionnement par le régime d'alias Joseph Kabila prouve à dessein que sont des intouchables, tous les tortionnaires, seigneurs de guerre et petits couteaux qui ont rendu service à la dictature sanguinaire qui sévit en toute impunité au Congo-Kinshasa.



Dans la nuit du 30 au 31 juillet 2005, Pascal Kabungulu Kibembi, secrétaire exécutif de l’organisation des droits de l’Homme "Héritiers de la Justice", et vice-président de la Ligue des Droits de l’Homme dans la Région des Grands Lacs (LDGL), a été assassiné à son domicile, à Bukavu, vers trois heures et demie du matin. Pascal Kabungulu revenait d’une mission à Kigali au nom de la LDGL. Trois hommes armés et en uniforme sont entrés par effraction dans sa maison, avant de le tuer de plusieurs balles devant sa famille. Ces hommes ont également volé l’ordinateur portable de Kabungulu, un téléviseur et un magnétophone. Pascal Kabungulu est mort des suites de ses blessures quelques instants après son transfert à l’hôpital de la ville. Pascal Kabungulu aurait fait l’objet de menaces et d’actes de harcèlement peu de temps avant son assassinat. Depuis plus rien, aucune enquête n'a jamais abouti.

Retenez la date du 27 mars 2014. Le Forum-débat a pour thème: "Liberté de presse et droits de l'homme, cas de la République démocratique du Congo" Mis à part les interventions des officiels, des témoignages et une table ronde sur les médias congolais de la diaspora sont prévus.

Lieu: Press club, hôtel Pullman Montparnasse à Paris

Tenue de ville et carte d'identité exigées. Seuls les inscrits participeront au Forum-débat.

Pour vos inscriptions: Roger Bongos, rogerbongos@afriqueredaction.com, tél: 0033 652 75 4090

Pour les informations supplémentaires: Doyen Lilo Miango, lilomiango@yahoo.fr, tél: 0033 730 71 803

Freddy Mulongo, freddy.mulongo@gmail.com, tél: 0033 621 98 7729

Les inscriptions prendront fin le 25 mars prochain.
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