La maire de la capitale centrafricaine Catherine Samba-Panza est élue présidente par interim

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La maire de la capitale centrafricaine Catherine Samba-Panza est élue présidente par interim

Message par Mathilde le Lun Jan 20 2014, 15:57

Centrafrique: l'élection de la nouvelle présidente de transition saluée par Hollande


La maire de la capitale centrafricaine Catherine Samba-Panza est élue présidente par interim, dix jours après la démission de l'ancien président Michel Djotodia. Hollande a salué l'élection de la favorite dans ce scrutin décisif pour l'avenir du pays.

La maire de la capitale centrafricaine Bangui est élue présidente de transition par le Parlement, dix jours après la démission de l'ancien président Michel Djotodia.
Le parlement centrafricain devait se prononcer ce lundi pour trouver un successeur à l'ancien chef de la Séléka, qui a été poussé à renoncer à son poste le 10 janvier, lors d'une réunion de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale. Catherine Samba-Panza a été élue à 75 voix au second tour du scrutin, contre 53 voix pour son adversaire Désiré Kolingba, fils d'un ancien chef d'Etat.
Les résultats ont suscité une salve d'applaudissement au parlement, avant que l'assemblée n'entonne l'hymne national centrafricain. La femme d'affaires, maire de Bangui, faisait figure de favorite, comme l'expliquait RFI avant sa nomination. Elle avait su se tenir à l'écart des luttes de clan, précise la radio internationale, faisant d'elle une candidate idéale dans ce pays déchiré par les tensions interreligieuses.
François Hollande l'a immédiatement félicitée pour son élection, selon un communiqué diffusé par l'Élysée. Le président a souligné qu'il "lui revient désormais de mener à bien la réconciliation et l'apaisement nécessaires en RCA, en vue de la tenue d'élections démocratiques". "La France se tient à ses côtés dans cette tâche difficile", a-t-il assuré à Catherine Samba-Panza.
Engagée contre la corruption
Dans un discours devant les parlementaires, elle a immédiatement lancé un "appel vibrant" aux miliciens chrétiens et combattants musulmans, leur intimant de déposer les armes. "Manifestez votre adhésion à ma nomination en donnant un signal fort de dépôt des armes", a-t-elle dit à l'attention des anti-balaka avant de s'adresser aux ex-Séléka, "déposez vos armes", pour faire "cesser la souffrance des populations."
Catherine Samba-Panza s'est engagée contre la corruption dans un pays où la faiblesse de l'Etat central encourage ces pratiques, raconte La Croix dans un portrait. Après des études de droit en France, elle était revenue dans son pays pour monter une société de courtage en assurance, explique le quotidien chrétien.
Elle a également pris le parti des femmes, déclarant à La Croix s'être "toujours battu pour la participation des femmes à des postes de direction."
Devenue maire en juin 2013
Catherine Samba-Panza avait pris les fonctions de maire de Bangui en juin 2013. Elle avait trouvé la capitale "en état de délabrement total, avec des besoins importants en termes d'eau, d'assainissement, de santé, d'éducation."  
Elle avait salué l'intervention française en Centrafrique, lors de son déplacement à Tourcoing, dans le Nord, au mois de décembre 2013, estimant que "l'arrivée des troupes françaises a permis à la population d'avoir un regain d'espoir". Elle s'était exprimée dans le cadre d'une journée de solidarité organisée par une quinzaine d'associations de la diaspora centrafricaine.
Avec

En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/centrafrique-la-maire-de-bangui-elue-presidente-de-transition_1315739.html#z4o0463qL1IjoV4D.99
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Message par Mathilde le Lun Jan 20 2014, 17:10

EXCLU: LES PREMIERS MOTS DE LA NOUVELLE PRÉSIDENTE CENTRAFRICAINE CATHERINE SAMBA PANZA

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Re: La maire de la capitale centrafricaine Catherine Samba-Panza est élue présidente par interim

Message par Mathilde le Jeu Fév 06 2014, 16:44

Centrafrique : des "sanctions exemplaires" réclamées contre les militaires responsables d'un lynchage



L'ONU et la France ont réclamé, jeudi, des "sanctions exemplaires", suite au lynchage d'un ex-Séléka présumé par des soldats centrafricains, survenu la veille.
"Les incidents qui ont eu lieu hier lors de la cérémonie de remobilisation des Forces armées centrafricaines (FACA) sont révélateurs et inadmissibles", a déclaré, ce jeudi 6 février, le représentant spécial de l'ONU en Centrafrique, Babacar Gaye, suite au lynchage d'un ex-Séléka présumé par les soldats centrafricains. Lors d'une conférence de presse à Bangui, il a affirmé que le crime devait "faire l'objet d'enquêtes et de sanctions exemplaires", dans un pays où toutes les administrations, y compris la justice, sont paralysées depuis des semaines.
Face à la persistance des violences, le ministre français de la Défense, Jean-Yves le Drian, a estimé, ce jeudi matin, que l'ONU pourrait "vraisemblablement" prolonger le mandat des forces françaises de l'opération Sangaris, qui devait initialement durer six mois. Dans la foulée, Paris a condamné des "actes odieux" et également demandé des "sanctions exemplaires" tout en soutenant "la décision de la présidente Catherine Samba Panza d'ordonner une enquête, afin que les auteurs des violences soient identifiés et répondent de leurs actes devant la justice".
Deux chaînons manquants : les forces de police et de gendarmerie, et la justice
Pour Florent Geel, de la Fédération internationale des Droits de l'homme (FIDH), "la mise en place d'une cellule spéciale d'enquête et d'instruction chargée de ces crimes doit être une priorité du nouveau gouvernement pour tracer une ligne rouge et que les crimes ne restent pas impunis". Le général Gaye a, quant à lui, souligné "la nécessité d'un sursaut pour éviter la violence aveugle, inutile à laquelle nous assistons aujourd'hui". Il a également condamné l'impunité ambiante qui règne dans le pays et qui permet de laisser des individus "attenter à la vie d'un homme, profaner son corps" en plein jour. De façon générale, "toutes les opérations de sécurisation actuellement à Bangui souffrent de l'absence de deux chaînons manquants", les forces de police et de gendarmerie et la justice, a expliqué le général Gaye.
Ce mercredi 5 février, des soldats centrafricains ont lynché un homme accusé d'être un ancien rebelle de la Séléka, après une cérémonie officielle où la présidente Catherine Samba Panza avait célébré la renaissance d'une armée nationale. C'est la première fois que les FACA (armée régulière) étaient réunies depuis la prise du pouvoir, en mars 2013, de la rébellion Séléka, majoritairement musulmane, dont les éléments sont aujourd'hui cantonnés ou en fuite depuis la démission de leur chef, Michel Djotodia, de la présidence le 10 janvier.
La passivité des forces internationales
Plusieurs dizaines de militaires centrafricains ont participé directement à ce lynchage, sourire aux lèvres et enthousiastes, sous l'œil de la presse internationale. Aucun soldat ne s'est interposé. Interrogé sur l'inaction de la force africaine Misca, présente sur les lieux au moment du drame, le général a affirmé que si "le chapitre 7 autorise à aller jusqu'à un maximum de choses, ça ne signifie pas que face à chaque situation, il faille en arriver immédiatement à la confrontation par les armes. La force létale doit être utilisée avec retenue".
Ces derniers jours, plusieurs organisations non gouvernementales, notamment Amnesty International et Human Rights Watch, ont dénoncé la passivité des forces internationales face aux violences dont sont particulièrement victimes les musulmans à Bangui, assimilés aux anciens rebelles qui avaient multiplié les exactions pendant des mois contre les populations chrétiennes. Des attaques de groupes armés aux pillages et assassinats, de terribles récits continuent d'affluer de province où les forces internationales sont peu présentes.
(Avec AFP)



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